Accueil/Technologies/Splitter optique PLC : fonctionnement, avantages et choix pour la fibre
Technologies

Splitter optique PLC : fonctionnement, avantages et choix pour la fibre

Découvrez comment le splitter optique PLC divise le signal lumineux dans les réseaux fibre optique. Fonctionnement, types, avantages et critères de choix expliqués pour optimiser votre infrastructure GPON et raccorder plusieurs abonnés efficacement.

5 nov. 2026
7 min
Splitter optique PLC : fonctionnement, avantages et choix pour la fibre

Le splitter optique PLC est un dispositif passif qui divise le signal lumineux d'une fibre optique en plusieurs lignes de sortie. Grâce à ces répartiteurs, les fournisseurs d'accès à Internet peuvent connecter des dizaines d'abonnés sans avoir à tirer un câble dédié entre le central et chaque habitation ou appartement.

Qu'est-ce qu'un splitter optique PLC ?

Le splitter PLC (Planar Lightwave Circuit) est un répartiteur optique dans lequel la lumière est distribuée sur plusieurs canaux à l'aide d'un système de micro-guides d'ondes intégrés sur un substrat spécifique.

Contrairement à un répartiteur électrique classique, le splitter PLC ne convertit pas la lumière en électricité. Le signal traverse l'appareil sous forme optique, et sa puissance est répartie entre les différentes sorties.

Le cœur du dispositif est une puce optique compacte reliée à la fibre d'entrée et aux fibres de sortie. La lumière y pénètre, est guidée à travers la structure de guides d'ondes, puis répartie vers plusieurs sorties.

Par exemple, un splitter 1×8 possède une entrée et huit sorties, permettant de distribuer un signal optique unique vers huit directions d'abonnés.

Un atout majeur de cette technologie : elle ne nécessite aucune alimentation électrique. Ce répartiteur optique passif ne contient ni amplificateur électronique ni processeur, et fonctionne donc sans être branché au secteur.

Pour mieux comprendre comment la lumière transporte l'information sur de longues distances, il est utile de se pencher sur la structure même de la fibre optique. Pour approfondir, consultez l'article Comment fonctionne la fibre optique : vitesse, installation et avantages.

Comment fonctionne un répartiteur optique ?

Le principe de fonctionnement d'un splitter PLC repose sur la répartition de la puissance lumineuse entre plusieurs canaux optiques. Lorsque le signal entre dans la fibre d'entrée, il est acheminé dans un réseau de guides d'ondes où il est successivement divisé.

À l'intérieur de la puce PLC, des zones de branchement spécialisées orientent la lumière vers différents chemins. Par exemple, dans un splitter 1×8, le signal peut d'abord être divisé en deux, puis en quatre, puis en huit sorties.

Le splitter ne génère pas de signaux indépendants : chaque sortie reçoit le même signal optique d'entrée, mais avec une puissance réduite. Dans les réseaux GPON, l'équipement abonné traite uniquement les données qui lui sont destinées.

Le principal inconvénient de la répartition optique est la perte de puissance. Plus le splitter a de sorties, plus chaque canal reçoit une faible part du flux lumineux initial.

Par exemple, un splitter idéal 1×2 transmet environ la moitié de la puissance d'entrée à chaque sortie. Un modèle 1×8 en transmet environ un huitième, et un 1×32, un trente-deuxième.

En pratique, des pertes supplémentaires surviennent à cause des caractéristiques des guides d'ondes, des connexions et d'autres éléments de la ligne optique. Il est donc essentiel, lors de la conception d'un réseau, de prendre en compte à la fois le nombre d'abonnés et l'atténuation admissible du signal.

Le splitter PLC dans les réseaux GPON

L'une des principales applications des splitters PLC est dans les réseaux optiques passifs de type GPON (Gigabit Passive Optical Network). Cette technologie permet aux opérateurs de desservir de nombreux abonnés via une infrastructure fibre mutualisée.

Une architecture GPON typique comprend trois éléments clés :

  • OLT (Optical Line Terminal) : équipement opérateur qui envoie et reçoit les données ;
  • Splitter PLC : répartiteur passif qui partage le signal optique entre les lignes d'abonnés ;
  • ONT (Optical Network Terminal) : équipement client qui convertit le signal optique pour le réseau domestique.

Lors d'une transmission descendante, le signal part de l'OLT, emprunte la fibre principale, puis atteint le splitter, qui le distribue aux différents ONT connectés.

Tous les ONT reçoivent physiquement le signal descendant, mais chacun ne traite que le trafic qui lui est destiné. Pour assurer la confidentialité, les données descendantes sont chiffrées dans les réseaux GPON.

En sens inverse, le principe diffère : chaque ONT transmet dans des créneaux temporels dédiés, gérés par l'OLT, pour éviter toute collision sur la fibre partagée.

Ainsi, un splitter PLC 1×32 permet de raccorder jusqu'à 32 abonnés, qui partagent la bande passante du port GPON. La vitesse de chaque connexion dépend alors du forfait et de la charge du réseau.

Pour en savoir plus sur l'architecture GPON et les particularités de la fibre à domicile, consultez notre article GPON : tout savoir sur la fibre optique et l'accès Internet très haut débit.

Types de splitters optiques et pertes de signal

Les splitters optiques varient selon le nombre de sorties et le ratio de division. Plus il y a d'abonnés à connecter sur une même ligne, plus il faut de sorties sur le splitter.

Type de splitterNombre de sortiesAtténuation typique
1×223,5-4 dB
1×447-7,5 dB
1×8810-11 dB
1×161613-14 dB
1×323216,5-17,5 dB
1×646420-21 dB

Ces valeurs sont indicatives et dépendent des caractéristiques de chaque modèle.

L'atténuation d'un splitter PLC indique la réduction de puissance du signal optique lors de son passage dans le répartiteur. Une perte de l'ordre de 10 dB correspond à une division par dix de la puissance.

On ne peut augmenter indéfiniment le nombre de sorties : les équipements opérateurs et terminaux clients disposent d'un budget optique limité, c'est-à-dire la perte maximale admissible sur la liaison. Outre le splitter, ce budget est impacté par la longueur de la fibre, les soudures et les connecteurs optiques.

En plus des splitters PLC, il existe les splitters FBT (Fused Biconical Taper), qui divisent la lumière via un procédé de fusion et d'étirement des fibres optiques sous chaleur.

La principale différence entre PLC et FBT réside dans la technologie de fabrication. Les splitters PLC assurent une répartition stable de la puissance sur de nombreux canaux et une large plage de longueurs d'onde. Les FBT conviennent plutôt aux applications simples avec peu de sorties, bien que les caractéristiques précises varient selon le modèle.

Avantages et limites des splitters PLC

Le principal avantage des splitters PLC est de permettre le raccordement de nombreux abonnés sans tirer une fibre dédiée depuis le central jusqu'à chaque utilisateur. Cela réduit les coûts d'infrastructure et simplifie l'extension du réseau.

Parmi les autres atouts :

  • Pas d'alimentation : le splitter fonctionne sans électricité, sans besoin de source de secours ;
  • Compacité : son faible encombrement facilite l'intégration dans les boîtiers de répartition ou armoires optiques ;
  • Fiabilité : l'absence de composants électroniques actifs limite les risques de panne ;
  • Évolutivité : le fournisseur choisit le nombre de sorties selon le nombre d'abonnés à connecter.

Cette technologie présente toutefois des limitations. La principale : les pertes optiques augmentent avec le nombre de sorties. Si la puissance du signal devient inférieure à la sensibilité du récepteur, la connexion peut devenir instable, voire impossible.

De plus, un splitter PLC n'augmente pas la capacité du réseau : tous les abonnés raccordés à un même port GPON partagent la bande passante, et la vitesse réelle dépend de la charge et du paramétrage du réseau.

Il est donc essentiel de prendre en compte le nombre de connexions, la longueur des lignes et le budget d'atténuation admissible lors du choix du splitter.

Conclusion

Le splitter optique PLC permet de distribuer un signal lumineux à plusieurs abonnés sans alimentation ni équipement actif. Cette solution offre aux opérateurs la possibilité de construire des réseaux GPON compacts et économiques.

Pour bien choisir un splitter, il faut tenir compte du ratio de division et de l'atténuation. Les modèles 1×4 ou 1×8 conviennent à de petits groupes, tandis que les versions 1×16, 1×32 et 1×64 répondent aux besoins des points de distribution plus importants. Le choix final dépend du budget optique du réseau et des capacités des équipements.

Tags:

fibre optique
splitter PLC
réseaux GPON
répartiteur optique
atténuation
optique passive
FTTH
connexion internet

Articles Similaires

Chargement...
Splitter optique PLC : fonctionnement, avantages et applications fibre